Statistiques enneagramme
Cette page évolutive rend compte de l’exploitation d’un gisement de données de résultats de test pour mieux comprendre l’ennéagramme, avec des tableaux de réponses à des questions très variées, allant de la répartition homme femme au sein de la population de l’échantillon, aux corrélations avec les types de Jung (MBTI), en passant par les tendances d’évolution du sous-type instinctif dominant selon les ages de la vie.
Elle vise à contribuer à une image rationnelle, basée sur une validation scientifique avec une étude statistique, de cette théorie des types de personnalité, qui décrit un système de 9 mécanismes complémentaires de réaction face aux sollicitations de l’environnement extérieur.
Source et démarche
Fondements de ma démarche d’exploration statistique de l’ennéagramme et origine des données humaines recueillies
Depuis une vingtaine d’années d’années de pratique à présent, j’utilise l’ennéagramme pour accompagner mes clients autant particuliers qu’en entreprise sur des problématiques variées liées aux relations humaines, tout en l’enseignant dans le cadre du cursus certifiant que je propose, et en travaillant à la rédaction d’un sixième livre sur le sujet. Et à chaque fois, comme au début, je reste émerveillé de la qualité et de la valeur du modèle comme guide pour la connaissance de soi. J’ai presque envie de ressortir le vieux slogan usé « l’essayer c’est l’adopter » !
J’en suis donc toujours attristé de croiser certaines personnes méfiantes ou même dénigrantes au sujet de la qualité de cette approche psychologique.
- Pour certains c’est par abence de connaissance réelle du sujet et je les invite à vivre l’expérience avant de rigidifier leurs idées préconçues.
- Pour d’autres, c’est parce que, malheureusement, il circule certaines personnes, pas forcément mal intentionnées d’ailleurs, qui l’utilisent mal et font plus de dégâts que de bien. L’ennéagramme n’est pour rien dans la question. Un même marteau peut être un outil formidable ou bien une arme terrible selon la main qui le manie… et l’ennéagramme est un outil, il n’est pas celui qui le tient.
- Pour d’autres enfin, il y a une vraie méfiance, parfois fondée sur leur propre caractère – que décrit très bien d’ailleurs l’ennéagramme, parfois au prétexte d’un manque de validation scientifique du modèle derrière les intuitions formulées par certains.
C’est ces derniers qui m’ont inspiré le travail de mise à jour de données statistiques ennéagramme dont cet article rend compte.
Il s’agit déjà de définir ce qu’on entend dans l’emploi du terme « approche scientifique ».
Du point de vue de sa construction, l’ennéagramme est un modèle particulièrement rigoureux, construit de façon mathématique (et c’est ainsi que je l’enseigne), et donc entièrement réfutable au sens du principe de Popper, ce qui n’est pas vraiment le cas pour d’autres modèles, et le cas n’est pas si rare, qui ont pourtant en psychologie confirmé leur valeur, comme le principe psychanalytique par exemple.
Du point de vue de la validation, l’outil du psychologue c’est l’approche statistique sur un jeu de données représentatif. C’est sur ce terrain que je tente d’apporter ici ma modeste contribution à cet outil de développement personnel et relationnel.
Lancé en 2008, l’écosystème Egokode a récolté une mine de résultats de qualité et j’ai donc étudié un échantillon de 27163 résultats, totalement anonymisés pour cette étude. Les données sont issues des passations du test qu’on peut aujourd’hui trouver sous les formes complémentaires :
- Enneakode gratuit
- Test ennéagramme complet Enneakode
- Egokode, qui mesure l’ennéagramme dans le cadre plus vaste du modèle psychostructure
Limite de l’étude

L’échantillon est constitué de personnes ayant passé un des tests évoqués soit en mode gratuit pour une grande majorité, soit après un achat.
Il apporte donc un biais évident, car en l’absence de qualification en amont de l’échantillon, on peut émettre l’hypothèse que certains fonctionnements ennéagramme peuvent avoir plus ou moins de motivation à passer un test pour mieux se connaitre et apprécier l’introspection.
Les résultats sont donc plutôt représentatifs d’une sous-population qui a en commun d’apprécier les tests.
Répartition de l’échantillon
Par genre
Parmi les personnes ayant communiqué cette information, on constate au niveau de l’échantillon une répartition :
- Hommes : 45%
- Femmes : 55%
La rumeur qui court dans le monde du développement personnel selon laquelle les femmes s’intéressent plus à la psychologie que les hommes semble donc fondée. Cependant l’écart n’est pas aussi énorme que certains le prétendent…
Par tranche d’age
Parmi les personnes ayant communiqué cette information, en fonction des tranches d’age, on constate la répartition suivante :
| 15-20 ans | 20-30 ans | 30-40 ans | 40-50 ans | 50-60 ans | 60 ans et + |
| 3% | 14% | 24% | 27% | 20% | 12% |
La fameuse crise de la quarantaine ne serait donc pas une légende…
Par stratégie ennéagramme majoritaire
Le modèle posé et utilisé par l’ennéagramme envolutif, qui est exploité dans les tests, réfute une approche selon laquelle nous appartiendrions à un profil ou type ennéagramme.
Il considère, dans la logique du modèle des parties qu’utilise la PNL, que nous avons tous les 9 stratégies à disposition et que nous les jouons toutes dans la journée. Mais nos préférences nous en font survaloriser certaines, avec une stratégie majoritaire qui peut en devenir caricaturale au détriment d’une utilisation équilibrée de notre potentiel.
Cette vision de l’ennéagramme est transmise dans le cadre du cursus de formation ennéagramme envolutif. Nous avons ici examiné quelle stratégie arrive en premier.
| Stratégie 1 | Stratégie 2 | Stratégie 3 | Stratégie 4 | Stratégie 5 | Stratégie 6 | Stratégie 7 | Stratégie 8 | Stratégie 9 |
| Perfectionnisme | Aide aux autres | Quête de victoire | Originalité | Explication du monde | Quête d’approbation | Optimisme | Recherche de pouvoir | Quête d’harmonie |
| 11,33% | 10,95% | 10,85% | 10,55% | 11,67% | 10,43% | 12,51% | 10,60% | 11,11% |
Sur un équilibre parfait, nous aurions chaque stratégie représentée à 100/9=11.11%. Ici on voit que les scores s’étalent entre 10,43 et 12,51, soit un écart type de seulement 0.0065681893.
Il n’y a donc pas d’écart flagrant et cela permet d’appuyer la réponse que je fais parfois à des élèves qui me demandent « est-ce que certains numéros ennéagramme sont plus présents que d’autres dans le monde ? » par l’affirmation qu’il n’y a pas de numéro ennéagramme significativement plus représenté que les autres, en tout cas au niveau de l’échantillon étudié.






























Jean-Philippe VIDAL, le 22 décembre 2025
A suivre…