Les sous-types Social

Portrait de Jean-Philippe VIDAL
Sous-types de l'ennéagramme en mode social

Point Un – Inflexibilité

Les individus de ce sous-type défendent leurs convictions de manière si catégorique et irrévocable que cela peut les amener à se brouiller avec les autres. On les perçoit comme étant inflexibles, mais eux argumentent qu’ils ont consciencieusement pesé le pour et le contre pour se faire une opinion et que c’est pour cela que rien ni personne ne saurait les convaincre d’en changer.

Ces personnes aiment souvent être le représentant d’une tradition.

S’ils croient en la coopération entre les personnes, ils n’iront jamais jusqu’à s’aventurer dans une histoire qui irait à l’encontre de leurs principes. Aussi, ils sont attirés par les groupes qui partagent leurs idéaux, parfois jusqu’à s’y sur-investir, à travailler trop, parce que les autres ne font pas les choses comme il faut. C’est à ce stade que la rancœur l’emporte et qu’ils ressentent le besoin impérieux de se retirer de l’association.

 

Point Deux – Ambition

L’estime de soi est conquise à la fois par l’approbation sociale et par les réalisations visibles. Ici, la capacité d’empathie et d’harmonisation des deux est utilisée pour se créer un rôle important : leader ou assistant d’un leader puissant. L’enjeu est de se montrer indispensable dans l’organisation ou la cause.

Un travail trop exposé les met mal à l’aise de par la possibilité qu’ils puissent y échouer. Être allié avec les bonnes personnes est généralement plus important que de prendre le devant de la scène.

Ils aiment qu’on leur fasse savoir à quel point ils sont charmants, énergiques, compétents. Pour leur faire plaisir, dîtes-leur : « je n’aurais pas pu le faire sans toi ».

 

Point Trois – Prestige

Nous avons ici l’archétype même du leader énergique et efficace. Ils savent motiver leurs équipes pour faire du bon travail, ils trouvent des solutions astucieuses aux problèmes et savent retenir l’attention de leur auditoire. Ils sont fiers de leurs amitiés avec des gens influents ou qui réussissent. Ils côtoient différents groupes très différents les uns des autres et changent leur personnalité de l’un à l’autre pour s’adapter à la situation.

Les titres et diplômes sont importants. Rien n’est pire que l’anonymat ! Être pensant, ils se concentrent sur les objectifs du groupe. Être d’émotions, ils essaient de maintenir l’harmonie entre ses membres.

 

Point Quatre – Honte

Il y a ici comme point central un sentiment de honte lié à la croyance suivante : « je ne suis pas à la hauteur de ma vision de l’idéal : pas assez brillant, pas assez créatif, ne contribuant pas assez au bien de l’humanité. »

Ces personnes s’auto analysent en permanence : « Ai-je fais comme il fallait ? Est-ce que je parais stupide ? Ai-je été trop agressif ? Trop conciliant ? »

En sous jacent, on retrouve le rêve d’une réussite extraordinaire qui leur permettrait de se venger de ceux qui les ont rabaissé ou s’en sont moqués dans le passé.

Ils sont dévastés lorsqu’ils ne sont pas invité à participer à une soirée ou à un événement où des amis ou connaissances sont invités.

Pour se sentir moins « bizarre », il leur faut soit occuper une position définie dans un groupe qui leur permet de démontrer qu’ils font autorité dans un domaine, soit pouvoir marquer clairement qui ils sont par la façon dont ils s’habillent.

 

Point Cinq – Expertise

Ces individus préfèrent travailler sans cadre et se fixer leurs propres objectifs, en possédant un maximum d’autonomie. Les règlements et procédures viennent souvent se mettre en travers de leur chemin. Quand il font un travail de grande qualité, ils aiment être félicités par ceux qui comptent pour eux mais ne le provoquent pas.

Soit ils assistent aux réunions pour y récolter de l’information et rencontrer des gens intéressants, soit ils évitent les groupements. Ils aiment creuser un sujet et trouver ce que les experts dans leur domaine, et dans les autres domaines, ont à dire dessus.

 

Point Six – Devoir

Les Six-sociaux décrivent souvent qu’ils ont l’impression d’avoir un « petit conseil d’administration » dans la tête auquel ils se réfèrent pour prendre une décision ou pour s’assurer qu’il font ce qu’il convient de faire. Les voix qui le composent sont celles de figures d’autorité issues de la famille, de l’école, de l’église. Ils sont loyaux envers ceux de leur clan et sceptiques vis à vis des autres. Ils pensent en générale qu’il est dangereux de s’en remettre à un individu isolé, et qu’il est préférable de faire confiance à un groupe ou une cause.

Soit ils font les choses consciencieusement et suivent les règles à la lettre, soit ils enfreignent le règlement, avec l’aide de complices. Quand un responsable leur dit ce qu’ils doivent faire, soit ils se sentent soulagés de se voir dégagés de la responsabilité de la décision, soit cela les agace. Ils ont tendance à idéaliser leur patron et finissent par tomber dans la désillusion. Ces individus peuvent travailler sans relâche pour une cause en laquelle ils croient.

Les promotions les mettent mal à l’aise parce que bien qu’ils veuillent réussir, avoir de grosses responsabilités est pour eux source d’inquiétude. De plus, un rôle exposé leur fait courir le risque d’être critiqués ou ridiculisés comme ils le font eux-mêmes avec leurs supérieurs.

 

Point Sept – Utopie impatiente

Ils s’imaginent risquer leur vie pour une cause en laquelle ils croient. Ils essaient de contenir leur besoin d’aventure et se concentrent d’abord sur leurs responsabilités vis à vis de la famille, de la carrière, ou d’une cause. Parfois ils sont lents à concrétiser leurs bonnes intentions, en particulier s’ils doivent y laisser de leur liberté. Se sentir responsable de ceux qui les entourent est un fardeau. Ils aiment l’amitié et la fraternité mais ne supportent pas que quelqu’un tente de les contrôler ou de leur forcer la main.

Ils ont plein d’amis et aiment être au courant de ce qui se passe de nouveau dans leur communauté. L’inégalité entre les gens les met hors d’eux-même. Ils peuvent être impatients, et veulent agir maintenant plutôt que de perdre du temps à discutailler sur la façon de faire.

 

Point Huit – Ami ou Ennemi ?

Un témoignage, pour changer : « Je ne baisse pas la garde tant que je ne suis pas sûr de savoir où je suis et que j’y suis respecté. Je teste la loyauté de mes amis. Quand la confiance est établie, c’est en général une amitié pour la vie. Dans un groupe, je cherche qui d’autre a du pouvoir afin de conserver mon autorité. J’assume habituellement le rôle du protecteur s’assurant que la justice est respectée. Je ferais tout pour mes amis ou les gens plus faibles de ma communauté mais je veux qu’ils essayent d’apprendre à s’en sortir tout seuls. J’essaie d’être loyal et de résoudre les problèmes mais si quelqu’un passe la ligne rouge et trahit ma confiance, je peux l’exclure à jamais de ma vie. J’aime la stimulation qu’amène la lutte pour la vérité ou la justice. »

 

Point Neuf – Participation

Les individus de ce sous-type participent à des groupes pour structurer leur temps, prendre de l’énergie et se sentir vivants, pour voir ce qu’ils peuvent apporter et découvrir, et vers où ils doivent se diriger. Bien qu’ils je fassent partie de groupes, ils se sentent souvent ambivalents quant à savoir s’ils souhaitent vraiment en faire partie.

Si quelqu’un devient désagréable ou trop directif, souvent ils ne savent pas trouver les mots pour le lui dire et préfèrent se mettre à l’écart. Ils restent à la périphérie, ce qui évite de s’engager à fond et d’avoir à prendre part à des conflits. Leurs capacités de médiateur et de catalyseur de consensus font merveille dans le groupe. Ils prennent souvent le rôle de celui qui veille au confort des autres.

 

Nicolas DEPETRIS & Jean-Philippe VIDAL
Février 2011

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